vendredi 13 mars 2015

Semis de petits pois


Nous  y voilà ! C'est parti pour les premiers semis en extérieur, les petits pois. Il fait encore frais les matins, voire même quelques gelées mais la terre se réchauffe tout doucement et les petits pois ne sont pas frileux !
Cette année, j'ai fait la fainéante ! Semis, on ne peut plus simple. J'ai juste enlevé la paille, semé mes petits pois (de nos semences) avec quelques graines de salades, elles aussi peu frileuses. Puis, j'ai recouvert le tout d'un peu de  paille (pas trop pour que la terre se réchauffe) que j'ai bien tassé pour que les graines soient bien collées au sol. On peut aussi les recouvrir de terre tout simplement !
Quelques branches de fruitiers pour éviter les chats, oiseaux curieux du ventre .... ! Et le travail est fini ! On en redemanderai bien volontiers encore un peu ! 


Je reprends cet article pour rajouter quelques annotations :
- après quelques jours certains petits pois ont commencé à germer.
- d'autres se sont fait manger par des limaces (bien cachées tranquillement sous la paille !), et d'autres petites bestioles à plusieurs pattes dont je ne connais pas encore le nom.
- J'en ai ressemé du coup, là où ça manquait et surtout j'ai enlevé le trop plein de paille.

mardi 10 mars 2015

Jardiner c'est aussi de la poésie 2

Je continue sur ma lancée, voici donc la suite et non pas la fin du texte de Bertrand...




...Qui dit bonnes odeurs dit d'abord de très bonnes senteurs et sensations dans son potager.

Le compost ; la source naturelle des auxiliaires du jardinier qui composent dans l'ombre la nourriture incontournable des futurs fleurs, légumes et fruits


Si j'étais charron, je présenterai le compost comme une belle pièce de bois imbriquée au cœur d'une roue en cours d'élaboration ; une roue solide, en matériaux naturels, indispensables pour favoriser les "richesses" du jardinier.
Mais comme, l’œuf et la poule, où se situe le compost dans la création d'un jardin ?
Peu importe ! Ce qui compte, au départ, c'est de trouver le lieu qui permettra la conception de ce jardin.
Souvent, cela démarre par une friche quand on s'installe dans sa future maison ou par un jardin mais qui ne vous ressemble pas tout à fait.
Il y a toujours de la matière autour de soi qui permet de réaliser son compost. Il s'agit, très concrètement d'utiliser essentiellement des matériaux locaux (branches broyées d'arbustes, d'arbres ou de plantes ligneuse, herbes envahissantes sur le terrain, épluchures de légumes, fruits, fumier issu d'animaux domestiques élevés en agriculture biologique, de pailles, de cendres des bois, déchets fécaux issus de toilettes sèches,...). La liste n'est pas exhaustive. C'est une base pour les débutants. Ensuite, au fil du temps, de l'expérience acquise, chacun peut élaborer son ou ses tas de compost en fonction des différentes observations faites.
Ce qui me paraît essentiel, c'est de comprendre le sens d'une telle initiative.
Une fois décidé à se lancer dans cette "aventure sans fin", il s'agit de trouver l'emplacement idéal pour démarrer son compost.
D'après mon expérience, le compost doit se situer dans un endroit à mi-ombre, pas trop éloigné ni trop près de son jardin, ni de sa maison, facilement accessible avec une brouette ou une remorque. Stratégiquement à mi-parcours entre son potager et son verger et  pas contre un mur. Encore une fois, c'est l'expérience, la mise en pratique qui va permettre de trouver cet emplacement adéquat. Rien n'est figé dans un jardin. Il est toujours possible de revoir les choses autrement.







Voilà, le texte sur le compost n'est pas terminé, la suite.... pour un prochain épisode. C'est comme Dallas ou autre série ... Il faut patienter ...

mercredi 4 mars 2015

Le jardin en hiver

Voici quelques photos de notre jardin en hiver, presque en dormance, car le printemps pointe déjà le bout de son nez.
Beaucoup d'herbes, des épinards, de la mâche venue spontanément.

Des navets, des épinards et au fond nos deux lignes de framboisiers couverts de copeaux.

La mâche venue spontanément entre des plants de sauge.

Encore quelques navets...

La future serre pour la prochaine saison, sous la paille des carottes et des céléris-raves ainsi que des endives en devenir.

Le coin des poireaux, il en reste encore un peu.

Une première butte, Bertrand a parsemé de copeaux de bois, je ne suis pas trop pour, mais on verra !

Deuxième et troisième buttes sous la paille. On ne le voit pas mais l'ail est sorti !

A côté du compost, un tas de branchages qui attend le prochain broyeur
Voilà, quelques photos du jardin, pour l'instant, on se repose mais l'envie est là de remettre les mains dans la terre. En attendant, on s'occupe des semis.

lundi 2 mars 2015

Cadeau du jour


De quoi se réjouir ? Tout simplement de ce que la nature nous offre. Aujourd'hui, mes poules ont pondu 3 beaux œufs, merci ! Je n'ai plus que quatre poules, mais cela fera l'objet d'un nouvel article sur le poulailler....

Cadeau du jour, un seau presque rempli d'épinards que je vais transformer en tarte. Miam ! Même en hiver, on trouve de quoi manger dans notre jardin.

dimanche 1 mars 2015

Bernard Bertrand, savoirs-faire

Vendredi soir nous avons assisté à une conférence fort intéressante sur le génie du sol vivant, dans le cadre de l'année internationale des sols, par Bernard Bertrand.
C'est un écrivain-paysan, fondateur des éditions de Terrain, il vit dans les Pyrénnées.

J'ai tout d'abord apprécié le personnage, simple, à l'aise avec son sujet.
J'ai lu plusieurs de ses livres notamment, ceux qui parlent des plantes sauvages. J'ai particulièrement aimé celui sur les orties et la consoude que je vous recommande.

Ce que j'ai retenu de la conférence pour vous transmettre ces informations :

La règle d'or c'est la couverture du sol. Couverture du sol avec du BRF, paillis, feuilles, déchets végétaux... Mais attention ! Là aussi, pas de "mono-couverture" dans ce domaine aussi : il faut varier c'est comme dans la vie,  de la variété, de la diversité pour le sol ! Le risque dans le cas contraire, c'est d'avoir un déséquilibre du sol et donc l'apparition d'adventices non désirée (telles que le chien-dent en grande quantité par exemple) qui vont essayer de rétablir l'équilibre perdu.
Alors, pourquoi couvrir le sol ?
 En premier, c'est une observation simple de notre mère Nature. Regardez, ouvrez les yeux, observez ! Le sol est couvert soit par des adventices, soit par des déchets végétaux (feuilles).
Les adventices ne sont pas là pour rien, elles vont agir pour le sol. Elles peuvent réparer un déséquilibre, apporter de l'azote.
- Le simple fait de couvrir la terre annule l'érosion du sol par les pluies.
- La couverture évite la déshydratation en soulageant le jardinier avec les arrosages notamment en été.
- Une bonne couverture retardera "les mauvaises herbes" donc moins de desherbage.
- Les déchets végétaux apportés à la terre, la nourriront directement. La chaleur dégagée profitera à la plante qui en a besoin. Compostage sur place !

Bernard Bertrand a aussi beaucoup insisté sur le fait de ne pas déranger les différentes structures du sol. Donc en pratique, dites adieu à la bêche si vous l'utilisiez toujours. La grelinette oui, mais alors léger, léger. L'idéal c'est de moins toucher le sol possible.
On pense quand on bêche qu'on va aérer la terre mais le fait est que non. Ce sont les vers de terre qui font ce boulot ! En retournant le sol, vous le déséquilibrez, tout simplement. La bonne couche d'humus, terre légère se retrouve enfouie. Et vous mettez à nu, un sol qui n'est pas préparé pour supporter la pluie par exemple, en risquant de se lessiver. La structure de ce sol est compacte et devient de plus en plus dure. Regardez juste ce qu'il se passe dans les champs, érosion de la terre arable, "bétonisation" des sols. Les agriculteurs ont besoin de machines de plus en plus puissantes pour travailler.
En pratique, au jardin, cela se concrétise par une bonne couverture de sol qu'on met de côté, le temps de semer. Puis on remet en place et on laisse faire ! Pas compliqué hein ! Jardins de fainéant ! Merci la Nature !

Enfin, dernière bonne idée que j'ai retenu c'est de faire pré-germer ses graines avant de les semer. Cela évite aux adventices de gagner la course sur les plantes que l'on veut privilégier. Du coup notre légume sera sorti avant tout le monde et pourra batailler ferme pour une meilleure place au soleil !
Pour ce faire, mettez vos graines à germer dans un peu d'eau, vous pouvez utiliser un germoir si vous en posséder un. N'attendez pas d'avoir une grand germe mais juste un début. Le risque est qu'il se brise lors de la transplantation. Pour sécher les graines vous utiliserez du marc de café bien sec que vous sèmerez avec.

Pour terminer, dans son jardin, Bernard Bertrand mélange les cultures et ne fait guère attention aux associations bénéfiques. De même, étant souvent pris par des conférences ou autres, il ne peut toujours suivre le calendrier lunaire.
Ce que j'en déduis, et que je savais déjà. C'est pas de stress, faites comme vous le sentez, comme vous le pouvez pour votre plus grand bonheur !
Le jardinage, c'est tout d'abord un plaisir. Alors pas de rigidité, mais de la vie, de l'amour et du partage.... ! Faites avec le sol que vous avez, avec votre savoir-faire et le temps que vous disposez !





dimanche 15 février 2015

Associations favorables au jardin potager

Je vous propose aujourd'hui, un lien vers un blog que j'apprécie.
 Vous pourrez éditer un tableau sur les associations de légumes au jardin potager qui est très utile pour préparer son plan de jardin.
Sur le blog on y trouve aussi,  tout au long de l'année un calendrier lunaire à télécharger.
 N'hésitez pas à lui faire un peu de pub !
Je vous en remercie.



http://potageretlalune.blogspot.fr/2014/02/associations-favorables-au-potager.html

Poireau en fleur

mercredi 11 février 2015

Simplicité volontaire au quotidien 1


Voici un texte que je viens d'envoyer par mail pour un journal qui demande un article sur la sobriété, simplicité volontaire. 






Tout d'abord, je vous remercie d'avoir choisi ce thème, car il est grandement temps de remettre en question notre façon de consommer et de vivre tout simplement.
Je partage sur la toile un blog où nous parlons de nos expériences de vie au quotidien. Voici le lien :
http://lesbonssensdelanature.blogspot.fr/


Nous vivons dans une petite campagne entre Phalsbourg et Sarrebourg, petit village de 250 âmes plus ou moins à l’écoute de la Nature, voire souvent moins. Notre démarche est d'abord pour nous, un cas de conscience important. Nous avons 5 enfants et aimerions et essayons de transmettre nos valeurs en sachant qu'ils auront peut-être un autre choix de vie mais nous l'acceptons bien volontiers ! Dans le village, bon, on passe pour les écolos ! Surtout depuis qu'on a installé les derniers panneaux photovoltaïque et qu'il y a plein d'herbes qui poussent devant la maison (pas de Round-up pour que tout soit propre !).

Au quotidien, la simplicité se traduit dans beaucoup d'actes de la vie.

Au niveau alimentaire, nous produisons le plus possible notre nourriture. Pour cela, nous avons un jardin potager de 4 ares qui couvre les 3/4 de nos besoins en légumes ainsi que 3 vergers pour les fruits avec des arbres encore relativement assez jeunes. Ce qui ne nous permets pas encore d'être autonomes. Mais nous avons des solutions pour y palier (ramassage dans la Nature comme les mûres, glanage en saison des fruits tombés à terre, troc entre amis, magasins bio...) Cela demande de la disponibilité, un certain savoir-faire, et une grande envie de vivre au grand air. Pas question, de passer du temps sur l'ordi quand le jardin a besoin de voir son jardinier ! Ces légumes et fruits demandent à être transformés en partie ; confitures, bocaux stérilisation, congélation, séchage....).
La simplicité c'est aussi reprendre son autonomie alimentaire. Nous avons des poules qui nous offrent chaque jours de bons oeufs frais incomparables avec ceux trouvés dans les magasins. En parlant magasin, nous allégeons le plus possible notre chariot ! Tous simplement, on pense sur-emballages, produits chimiques, transports polluants, forêts dévastées, commerce non équitable pour les producteurs. Donc, ce que nous ne pouvons produire, nous l'achetons mais en privilégiant les commerces locaux (fermes, petits producteurs, regroupements d'achats...)
En cuisine, il faut donc mettre la main à la pâte, c'est le cas de le dire ! Au quotidien, nous faisons notre pain au levain, reprenant chaque semaine une partie de la pâte pour la prochaine fournée. Les gâteaux et différents desserts sont fait maison. Nous passons du temps en cuisine pour préparer notre nourriture, cuire et préparer les légumes demande du temps plus que d'ouvrir une boite ! Il faut un peu prévoir à l'avance ce que l'on veut manger. Nous faisons notre sauce tomates, ratatouille, tomates séchées,  et bien d'autres préparations. Pour les enfants, les petites faims qui aiment bien arriver à tout moment, je prépare des fruits secs disponibles à tout instant. Je sèche aussi des pommes, poires, bananes, ils en raffolent !

La simplicité volontaire, se traduit aussi dans l'hygiène. Non, nous n'avons pas décidé de ne plus nous laver pour économiser l'eau et le savon !
 Mais les produits utilisés sont confectionnés maison tels que les produits d'entretien ( vinaigre, savon de Marseille, bicarbonate, cendres de bois....).  Nous évitons de prendre des bains, mais plutôt des douches qui consomment moins d'eau potable. Les toilettes sont équipées d'une double chasse d'eau. Tous les robinets de la maison ont un réducteur de débit qui nous permet de ne pas gaspiller l'eau si précieuse (sauf la baignoire). Pour mes soins, je les ai réduit au maximum ; j'utilise de l'huile (bourrache, argan)  pour hydrater ma peau. Je pars du principe qu'ayant une bonne hygiène de vie ma peau la reflète. J'utilise des lingettes que je fabrique pour le nettoyage de peau. Au départ, mes grandes filles avaient tellement l'habitude des cotons à jeter qu'elles me les mettaient à la poubelle ! J'ai repris aussi l'usage du gant de toilette pour une petite toilette quotidienne au lavabo qui ne demande pas les grandes eaux de Versailles !
En parlant d'hygiène, pas de sèche-linge pour le linge mais un pendoir dans la salle de bain où il fait bien chaud et à la belle saison dehors sur les fils. Rien de meilleur que le linge qui a séché au soleil !
Le linge quotidien est lavé à 30° juste le blanc que je fais à 60°.
L'eau pour le jardin, c'est aussi de la récup. Avec des systèmes placés sur les descentes du toit. Ainsi nous arrosons notre jardin avec l'eau de pluie uniquement. Nous paillons le plus possible en été, pour éviter l'évaporation.

Il y a tellement de secteurs dans lesquels la simplicité peut se conjuguer. Je crois qu'il faudrait plusieurs articles pour y arriver.... Et encore, je pourrai extrapoler sur les quelques thèmes que j'ai un peu développé.
Je vous soumets ce texte....qui peut s'agrandir. Nous ne sommes pas parfait, loin de là et ne voulons pas l'être. Mais nous essayons de traduire notre ressenti face à tout ce gaspillage et surtout ce manque de bon sens que beaucoup ont perdu.  Merci de me donner des nouvelles.
Vous souhaitant une bonne journée, bien amicalement
Evelyne Doerr